POUR UNE DEMOCRATIE PARTICIPATIVE – II –

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« Printemps » (jpra)


                                        POUR UNE DEMOCRATIE PARTICIPATIVE (II)

Dans notre livraison du 15 décembre 2014 sur ce même Blog (« Pour une démocratie participative »), nous évoquions la nécessité de susciter la mobilisation en vue d’établir à Madagascar la concorde nationale – sujet récurrent dans ce pays traversé par de mauvais courants ! – .

Mais, bien sûr, allons bien au-delà du « cas malgache » pour aborder cette question actuellement toujours récurrente: comment améliorer la Démocratie ?

Le souvenir nous est venu, mon épouse et moi, d’une discussion fort instructive au printemps de 2001 avec Madame Shirley Barnes, alors Ambassadeur des Etats-Unis à Madagascar.

Au cours de cette discussion, un des sujets débattus concernait précisément la « démocratie participative », et en particulier autour des développements exposés par Madame Hillary Clinton, alors première Dame des Etats-Unis, lors du Forum économique de Davos en 1998.

Son intervention remarquée avait tournée autour de cette thématique centrale :

. « Civiliser la démocratie ».

En effet, là où pour de multiples causes le citoyen est broyé, ici en raison de la pauvreté ou là en raison de la mécanique capitaliste à outrance, la société a besoin d’ouvertures et de considération plus grande.

Et aujourd’hui, alors que le monde se débat sur la façon de lutter contre la très grave pandémie de la Covid-19, le système démocratique actuel est mis à mal.

CIVILISER LA DEMOCRATIE

La démocratie participative est certainement une des solutions.

Elle est en tout cas l’antidote nécessaire aux vues ultralibérales qui, ne jurant que par une utopique et destructrice « liberté des marchés » pour une croissance sans fin, sont en fait des fossoyeurs de la démocratie.

La démocratie participative a, notamment dans les pays en développement – et dans les pays en voie de paupérisation -, pour objectif focal l’autonomie de la société civile, donc celle, en son sein, de toutes les catégories sociales, allant de la classe dite « supérieure » en passant par la classe moyenne jusqu’à la masse laborieuse, sans oublier le monde paysan et rural.

Cette autonomie vise à occuper tous les espaces et s’exerce moins à l’encontre des impositions d’un Etat tentaculaire et omnipotent dont le rôle doit être celui de répartir équitablement les richesses parmi la population, que surtout contre celles des groupes capitalistiques soutenus par la puissance de l’argent pour lesquels, stratégie transnationale obligeant dans le cadre de la mondialisation et de la globalisation, le dumping social, l’optimisation fiscale et les rachats sauvages constituent les pratiques constantes.

Le rôle de la femme et, par extension, de la famille est à souligner à ces égards.

Elles forment assurément le socle des sociétés, de leur solidité dépend celle de la société civile.

Sont ainsi concernés les valeurs familiales, la culture locale, l’éducation et l’information, les cheminements spirituels, toutes considérations par trop envahies par l’esprit de consommation et les médias de masse.

poisson d'avril 2

 » Respiration » (JPRA)


UN SYSTEME MUTUALISTE

Dans les pays en développement – et dans les pays en voie de paupérisation – une des voies à privilégier est certainement l’encouragement à la micro entreprise, sachant cependant que les grands groupes financiers ayant découvert là une autre mine d’exploitation, la mise en place d’un système mutualiste contrôlé par les intéressés eux-mêmes s’avère nécessaire.

Maints autres sujets avaient été abordés par Madame Clinton lors de ce Forum économique de Davos de 1998, nous ne les aborderons pas tous.

Mais, en guise de conclusion de cette trop courte évocation, citons Madame Clinton qui parlait devant un parterre d’hommes et de femmes qui représentaient les plus grands groupes économiques et financiers de ce monde :

. « …Je veux vous dire combien il est important que vous travailliez à améliorer les mécanismes imparfaits du libre marché, que vous vous inquiétiez des nombreux problèmes que celui-ci provoque…ces dysfonctionnements favorisent souvent l’instabilité… ».

D’autre part, elle soulignait :

. « …notre monde est devenu interdépendant. Il est inconcevable aujourd’hui qu’aucune corporation, quelle que soit sa taille, qu’aucun gouvernement, si puissant soit-il, sache y répondre tout seul. Que cela nous plaise ou non, nous dépendons aujourd’hui les uns des autres…Cette évolution devrait être respectée autant par les Etats que par les entreprises ».

Ajoutons que la frustration des peuples est mère de tous les soudains bouleversements, l’Histoire l’a tant prouvée; et cependant, trop souvent les dirigeants n’en savent pas mesurer l’ampleur ni la profondeur.

Et c’est ici que la fameuse formule utilisée par le général de Gaulle en janvier 1963 prend toute sa signification :

. « Pourtant, à la fin des fins, la dignité des hommes se révoltera » !…

Beaucoup ont, à juste titre, fort regretté que Madame Hillary Clinton n’ait pas été élue en  novembre 2016 Présidente des Etats-Unis d’Amérique, précisément dû à un système électoral obsolète.

Or, sa conception de la démocratie dite « participative » aurait certainement mérité d’être mise en oeuvre dans ce pays, les Etats-Unis, trop englué dans ses certitudes d’être le phare de la Démocratie.

Mais, c’est certain, où que ce soit rien n’empêche qu’une telle conception d’une « Démocratie civilisée » soit mise en oeuvre, maintenant, de façon résolue, et partout.

Jean-Pierre Razafy-Andriamihaingo

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SUN ZE, LA MODERNITE DU TACTICIEN ET DU STRATEGE CHINOIS

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« XingHua, fleur d’abricotier » (jpra)


PROPOS LIMINAIRES

La très grave crise qui rejaillit soudainement à propos de Taïwan, qui met en scène l’ampleur de la réaction militaro-diplomatique de la Chine autour de l’île dont le statut international est pour le moins extrêmement confus*, révèle au grand jour bien des aspects de la richesse des enseignements du grand stratège et tacticien qu’était Sun Ze.

Mais ces enseignements ne concernent pas l’aspect purement militaire. A ce titre, la grave pandémie actuelle du Covid-19 révèle ses conséquences multidimensionnelles qui dépassent très largement les aspects sanitaires. Ces conséquences affectent, au-delà même les fondements socio-économiques, le concept même de défense et de vision géostratégique de la Chine.

Ce concept englobe toutes les dimensions dans une vision holistique. Ce que les Chinois, étant instruits par un large éventail de pensées philosophiques appliquées, maîtrisent parfaitement.

Sun Ze, à cet égard, en est la référence passée et actuelle, et dont il est fondamentalement important d’en connaître les lignes de pensée et les directives d’action.

En ces temps où la Chine de l' »Empereur » Xi Jin Ping met en oeuvre et en branle les « Nouvelles routes de la Soie » par air, terre et mer, pour conquérir pacifiquement le monde, les réminiscences de son histoire, celle d’une Chine autrefois imposante mais pas nécessairement dominante, et qui retrouve aujourd’hui cette vocation par cet imperium souverain qu’elle entend exercer, reprennent vie, vigoureusement.

L’imperium souverain chinois !

Et avec elles, celles de ses références doctrinales et spirituelles dans un domaine où la pensée chinoise elle-même, forte de ses racines millénaires, manifeste la permanence de ses vues.

Il en est ainsi de celles de Sun Ze, qui trouvent pleine et entière application dans les développements des actuelles « Nouvelles routes de la Soie ».

Le concept de guerre est nécessairement globalisant, il ne se limite pas à la chose militaire; aujourd’hui, puisqu’au centre de la conquête économico-commerciale et financière domine les calculs et spéculations d’ordre éminemment stratégique, tout naturellement pour la Chine les références aux enseignements de Sun Ze s’imposent.

                           SUN ZE, LA MODERNITE DU TACTICIEN ET DU STRATEGE

Dans la Chine foisonnante du Vème siècle précédant les Sept Royaumes Combattants du début du IIIème siècle avant Jésus-Christ, se sont élaborées de riches théories de gouvernance, aujourd’hui toujours d’actualité.

Parmi elles figure en bonne place « L’art de la guerre », écrit en treize articles, par le fameux Sun Ze.

Car, la guerre, la menace de la guerre, la conception de la guerre, les différentes formes de guerre, la gestion de la guerre, l’évitement de la guerre, l’exploitation de la guerre, en Chine depuis toujours tout cela fait partie d’une gouvernance de la dominance, bonne ou mauvaise.

Ses voisins immédiats et lointains en ont fait les dures expériences dans l’Histoire…et aujourd’hui en maniant des leviers plus élaborés la Chine n’oublie pas ses expériences du passé.

Ce n’est pourtant pas pour dire que la Chine est, de tous temps, belliqueuse.

C’est pour dire que la guerre, le conflit, le rapport de forces et l’art de les pratiquer comme de les contrôler réclament une claire vision d’ensemble.

C’est bien pourquoi Sun Ze ne doit pas être considéré comme un « pousse à la guerre »; au contraire, il se souciait fortement du poids souvent insupportable que font peser sur l’économie et les habitants (surtout les paysans) les dépenses militaires et préconisait l’art de s’en abstenir autant que possible.

C’est pourquoi aussi il ressentit le besoin impératif de rationalité « à la chinoise », c’est-à-dire par la sublimation de ce qu’on appellerait aujourd’hui la relativité et la dialectique, ce dans la chose militaire et guerrière dans le sens le plus large du terme.

C’est donc sous ces angles qu’en restant au plus près des écrits de Sun ze, il convient maintenant de considérer notre thématique.

LA JUSTE PLACE DU MILITAIRE, DU DIPLOMATE ET DU POLITIQUE

A chacun son rôle et savoir s’y tenir, et assumer ses responsabilités à sa place désignée…

Dès lors, d’emblée chez Sun Ze pointe l’idée de plus en plus imposante – est-ce toujours en cours aujourd’hui ? –  selon laquelle l’art militaire érigé en stratégie est une chose si importante qu’elle ne saurait être laissée au seul apanage des militaires !

Le « Yin », principe féminin de souplesse qui est aussi la représentation de la diplomatie, loin d’être absorbé par le « Yang », principe masculin de la vigueur qui peut se traduire par l’esprit de conquête, doit être étroitement associé dans toute entreprise comme l’est la poule au coq, sachant toutefois que c’est la poule qui couve, enfante et nourrit.

En d’autres termes, la suprématie du civil sur le militaire est conçue comme un postulat.

Mais, puisque les circonstances imposent souvent le combat, et Dieu sait si à l’époque de Sun Ze il y en avait eu des plus sanglants et massifs !, il faut toutefois « vaincre sans ensanglanter la lame », tel étant l’autre postulat. Et j’ouvre ici une parenthèse en rapport avec la pratique du sabre japonais – le katana – qui obéit au même principe : la lame ne sort de son fourreau que pour le Bien ou pour trancher son cou au mal…!

En effet, dans l’idéal militaire, qui se traduit aujourd’hui à l’heure de l’atome par le principe de dissuasion, l’art suprême consiste à dominer l’adversaire sans avoir à le combattre sur le terrain. Et si en ultime recours il faut cependant combattre sur le terrain, eh bien !, il convient alors, et alors seulement de « pratiquer des frappes chirurgicales » !

On se croirait en pleine guerre moderne avec ses objectifs ciblés…Ainsi, le mythe du « Prince de Paix des Armes » devient l’image emblématique du général auréolé de victoires éclatantes…sans avoir eu à combattre !

On l’a compris, pour Sun Ze, et plus encore de l’avis de l’école des légistes et des confucéens, si le militaire, pour sublimer son art, doit pouvoir s’extraire du bain trop souvent étouffant et castrateur de la politique, il se doit aussi de tenir étroitement compte du jeu diplomatique fait de considérations géopolitiques quelques fois mouvantes.

L’imbrication du diplomatique et du militaire fait que l’un est souvent dépendant de l’autre, comme l’autre peut être le prolongement du premier. Ceci se vérifie chaque jour de nos temps modernes où alternent comme dans un tourbillon de scènes successives les cohortes de diplomates et de militaires.

Mais la diplomatie elle-même n’est pas, à l’instar de la politique, exempte de duplicité, de mouvements divers et de jeux d’alliances temporelles ou durables. De sorte qu’il est impératif d’identifier le centre névralgique de chaque entité, les différents cercles concentriques et autres figures décisionnelles.

D’autre part, l’importance de la connaissance de l’autre, de ses forces et faiblesses, de ses caractéristiques et de son histoire, sont des éléments décisifs au moment de se positionner soi-même.

Enfin, la conduite de la guerre comme de la diplomatie, dans leur conception, leur préparation et leur exécution sur le terrain, nécessite une maîtrise ou du moins une connaissance suffisamment aiguë d’une catégorie spéciale mais souvent néfaste, voire dangereuse, que sont les « rhéteurs » !

Ces derniers abondent dans les hautes sphères du pouvoir, car par nature ce sont leurs lieux privilégiés d’exercice de leur art consommé de la trahison, de l’avidité, de la cupidité, de la courtisanerie, de l’espionnage ou de la duplicité, pourvu qu’ils se maintiennent au pouvoir comme une sangsue à la peau.

Certains aujourd’hui comme hier se reconnaîtront aisément dans cette description…

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« XinHua, fleur d’abricotier 2 » (JPRA)


SUN ZE, UN MODELE POUR L’OCCIDENT ?

Au-delà de l’art militaire, tactique et stratégique, on a tendance à attribuer à Sun Ze, comme aussi au Bushido d’ailleurs (voir notre série d’articles sur « Le Bushido » sur ce même Blog, cliquez sur la rubrique « Archives de janvier 2014 »), les succès commerciaux et économiques des pays de l’Asie orientale et du sud-est, dus paraît-il à une certaine vision « oblique » par opposition à la pratique « frontale » occidentale.

Disons qu’il y a du vrai là-dedans…bien que désormais tout soit relatif avec l’interpénétration des valeurs, « internationalisation » – et non pas « mondialisation » – oblige.

Certains prétendent que Sun Ze est plutôt un tacticien qu’un stratège.

Nous n’avons pas la prétention de trancher cette question…

Observons cependant qu’ici également « tout est relatif » puisque ce sont l’espace, l’évènement, le temps, le lieu ou les circonstances qui offrent l’occasion de mettre en œuvre, soit la stratégie préconisée, soit la tactique adéquate.

Une chose est certaine en tout cas, c’est que la notion d’espace-temps, dans la pensée chinoise comme dans celle du Japon (« Ma-ai »), sont de l’ordre stratégique, la stratégie supposant l’ « investissement du temps par l’espace » et vice-versa, mais aussi, comme le suggère plus spécifiquement Sun Ze, à « construire sa victoire sur les mouvements de l’ennemi ».

Alors que la tactique, qui joue avec le lieu et le temps adverses, se contente de chercher, soit à éviter d’être pris dans l’étau, soit à en prendre avantage.

Mais tout étant dans tout, l’art militaire consiste à « saisir au vol toutes les occasions offertes » en sachant utiliser alternativement et à bon escient les deux modes opératoires que sont le mouvement de front et celui de biais.

Certains diraient alors que la conception stratégique de Sun Ze, volontiers nourrie par des formules abstraites et imagées, n’est autre qu’intuition, stratagèmes et ruses tacticiennes, ce par opposition à la rigueur d’un Von Clausewitz qui dans ses écrits (notamment « Théorie de la grande guerre » et « De la nature de la guerre ») porte un jugement quasiment moqueur sur ces « fantaisies » orientales en décrétant : « dans la guerre tout est simple, mais la chose la plus simple est difficile »…

Car, selon Von Clausewitz, la guerre se résume à « un acte de la force par lequel nous cherchons à contraindre l’adversaire à se soumettre à notre volonté ».

Seul donc l’affrontement mériterait l’attention.

Mais, c’est méconnaître la charge émotionnelle et mystique des écrits chinois sur la guerre, la gente militaire et l’art martial, toutes considérations qui ramènent à l’Homme accompli, celui qui étant imprégné des meilleures références civilisationnelles atteint le Tao, la Voie, selon une vision tout asiatique partagée en Chine, au Japon au Viet-Nam et partout en Asie orientale.

La guerre n’est en effet pas conçue uniquement par sa rationalisation pour la simple efficacité, mais bien au-delà par sa dimension cosmique.

Le paradoxe de l’ « Art de la guerre » de Sun Ze est ainsi de figurer parmi les ouvrages de référence amplement lus en Occident, ce au-delà de la Chine, de l’Asie et des écoles militaires occidentales !

C’est qu’en dehors même de la chose militaire ses formules trouvent maintes applications supposées dans les domaines aussi variés que les relations sociales ou la conquête de marchés et la lutte économique, où les rapports de force ou de compétition à outrance réclament stratégies et tactiques aussi dynamiques qu’inventives.

On comprend alors le pourquoi et le comment du « retour » de la Chine dans le club fermé des nations super-puissantes, sûres d’elles-mêmes et volontiers dominatrices, mais dans le cas de la Chine, capable par tactique, et si nécessaire, de considération des autres.

Cette capacité, aujourd’hui, contraste si évidemment avec la manière rude et sans discernement d’un Donald Trump soucieux d’incarner le retour d’une « Amérique super-puissante », dont l’ambition suprême était de ramener les Etats-Unis dans sa position dominante et impériale, considérait-t-il avec un  raccourci saisissant….mais inquiétant, tant tout ceci se pratiquait avec le mépris des autres, y compris de ses alliés que sont les Européens. Mais, il faut bien observer que sur ce dernier point, le point de vue de l’Administration Biden ne diffère finalement pas beaucoup de celui de Trump comme nous le démontrait le récent coup bas fait à la France par les Etats-Unis mi-septembre 2021 dans l’affaire de la brutale rupture du méga-contrat de vente de sous-marins français à l’Australie…(Cf. notre article intitulé « Les Etats-Unis d’Amérique et la Doctrine Monroe » daté du 3 février 2017 sur ce même Blog)…

Jean-Pierre Razafy-Andriamihaingo, diplômé supérieur d’Etudes chinoises de l’Institut National des Langues Orientales de Paris, professeur d’Aïkido 5ème dan, ancien ambassadeur, expert en Bonne gouvernance, avocat honoraire au Barreau de Paris

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Reproduction, même partielle, interdite des textes et illustrations.


  • * Nota: le statut actuel de Taïwan, certes autrefois membre de l’ONU jusqu’en 1971 date à laquelle s’y était substituée la République Populaire de Chine par une résolution de l’Assemblée Générale de l’ONU, est pour le moins très spécifique: ce n’est qu’à la fin du XIXème siècle que l’île était autrefois intégrée dans l’Empire chinois sous la dynastie des Qing. S’en est suivi, avec les conquêtes nippones du continent chinois, l’invasion nippone de Taïwan qui est intégré dans l’Empire nippon durant bien des années jusqu’à ce que l’île soit réintégrée au sein de l’ensemble territorial chinois par la République de Chine du Maréchal Chiang-Kai-Shek. Ce dernier, défait par les armées communistes de Mao-Ze-Dong sur le continent chinois en 1949, se réfugie à Taïwan où il fonde la République de Taïwan, reconnue par seulement quelques pays. Ni la « sinité », ni la « sinisation » de Taïwan ressortent donc avec évidence. Ce d’autant plus que Taïwan par sa civilisation et sa population autochtone appartient à l’ensemble malayo-polynésien. S’y ajoute que se développe sur l’île depuis plusieurs années, dont les habitants sont de plus en plus conscients de leur identité et destinée propres, un sentiment nationaliste proprement taïwanais, indépendant de la « sinité » et, de plus en plus, contre une « sinisation » forcée.
  •     

Article soutenu par « FOCUS CHINE » – « YING & JP ASSOCIES » –

POUR UNE DEMOCRATIE PARTICIPATIVE

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« Lac d’Ambodiakondro » (jpra)
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                                       POUR UNE DEMOCRATIE PARCIPITATIVE !

A Madagascar, une masse de plus en plus imposante d’une population exsangue est désormais tenue à l’écart du strict minimum vital, tandis que les fléaux sanitaires se multiplient et que toutes les autres couches sociales continuent d’endurer de graves souffrances et blessures.

Face à ces dramatiques problématiques de survie de toute une nation, le pouvoir actuel – mais aussi, ceux qui lui ont précédé, d’ailleurs – ont une tendance marquée à se contenter  de déverser une foultitude de verbiages qui ne sauraient cacher leurs errements et incapacités.

Il est certain qu’une lourde responsabilité leur échoit devant le peuple et devant l’Histoire.

Le changement tant prôné n’est qu’illusion et même les chants des sirènes partisanes d’antan ont disparus, ce qui caractérise un peuple meurtri et un pays ô combien ravagé, dont les trésors sont si lourdement saccagés.

Quant au parlement, aux autres pouvoirs, aux corps constitués, à certaines églises ou organisations de la société civile, c’est à qui se défilera le mieux et à lancer à l’autre la patate brûlante pour ne pas avoir à affronter les maux endémiques et permanents d’une société malade de ses propres démons.

LA NECESSITE DE LA DEMOCRATIE PARTICIPATIVE FACE A LA VACANCE DES POUVOIRS

Face à une telle forme de vacance généralisée des pouvoirs, la masse silencieuse, celle qui au-delà d’une majorité présidentielle ou parlementaire désormais factice, constitue les vraies forces vives de ce pays, détient en réalité les prérogatives et les bénéfices de l’exercice de la souveraineté populaire, laquelle est indivisible.

Il faut ainsi rappeler clairement, qu’en République tout citoyen doit être traité de façon égale quelle que soit sa condition, dans le respect de sa dignité et de sa personnalité, et sa personne comme ses biens, de même que sa liberté d’expression doivent non seulement être respectées mais protégées, tandis que les prescriptions de l’habeas corpus dictent que son intégrité physique doit être garantie en toute circonstance.

Telles sont les exigences minimales de la Démocratie, et elles interpellent en permanence tous les tenants des différents pouvoirs de ce pays, exécutif comme législatif ou de la justice.

C’est à ces prix que la cohésion, la fraternité et le respect des droits doivent trouver leur traduction concrète dans la quotidienneté et dans l’immédiateté, les prescriptions de l’Etat de droit – si ce n’est de l’état de droit, avec un petit « e » – le dictent ici aussi avec une pareille force.

En d’autres termes, et tant pour redonner vie à cette démocratie que pour trancher le nœud gordien qui actuellement étrangle et étouffe le peuple, redonnons lui la parole à ce peuple assoiffé de démocratie vivante !

Et donc, qu’un référendum sur la continuation ou pas de la politique économique actuelle, ou des élections générales justifiées par le blocage des rouages étatiques, soient organisés dans le plus bref délai !

Et, cette fois-ci, que la communauté internationale elle-même ne se trompe pas de registre en posant, comme hier, des conditions aussi déraisonnables que frustratoires.

La Démocratie participative aura ainsi un vrai sens.

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« Feuillages » (JPRA)


 

UN CAP CLAIREMENT DESIGNE POUR SUSCITER LA CONCORDE NATIONALE

Ce n’est que dans ces conditions que le navire « Madagascar », actuellement en perdition, retrouvera le cap et ce pour une destination connue d’avance, car l’horizon doit se présenter avec le doux souffle de l’alizé sans que, une fois de plus et de trop, la rudesse des éléments prélude aux bourrasques des lendemains.

C’est dire aussi que le gouvernail, dont on ne sait en réalité qui le tient de nos jours, risque actuellement de lâcher dangereusement si ces conditions ni celles induites ne sont pas réunies.

L’autre avantage est qu’au lieu de claironner pour une « réconciliation » qui ne serait que factice dans les conditions actuelles, interviendrait assurément la Concorde nationale, celle qui donnera tout son sens à la notion de rassemblement.

Un rassemblement des forces vives, qui devient alors une cause nationale, transcendant les clivages partisans mais respectant l’expression des divergences, de sorte que chacun puisse avoir le sentiment vrai de participer à une œuvre commune de reconstruction nationale pleinement vécue et partagée.

C’est pourquoi également, tant une nouvelle culture politique qu’une clarification institutionnelle sont indispensables pour lever toutes les ambiguïtés référentielles, juridiques et institutionnelles actuelles, où l’on a une fâcheuse tendance à galvauder les valeurs, à instrumentaliser le droit et à se contenter d’un certain conformisme « bien-pensant » et d’une certaine légalité formelle, sans se soucier de la primauté due à la substance des choses, à la norme juridique, et à la hiérarchie des valeurs.

Dans ce même registre, on sait que la morale de façade, trop souvent placée sous le couvert de la foi, est un exercice auquel tout un chacun excelle sans même pratiquer une once d’éthique personnelle ou collective dans la quotidienneté de ses actes.

Il est sûrement temps d’opérer ici également sa mue avec la sincérité voulue.

Si donc, renouveau il devrait y avoir à très court terme, ce devrait être au moins autour de tous ces critères cités plus haut qu’il aura à s’opérer, sinon les récurrences rétroactives dont l’histoire de Madagascar abonde, ne manqueront pas de jouer leur éternelle partition pour une cadence accélérée à rebours du progrès.

Jean-Pierre Razafy-Andriamihaingo

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Reproduction, même partielle, interdite des textes et illustrations

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LAMBERT, AMBASSADEUR ITINERANT DE SA MAJESTE LE ROI RADAMA II

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Jean-François Lambert, fait « Duc d’Emyrne » par le Roi Radama II
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                  LAMBERT, L’AMBASSADEUR ITINERANT DU ROI RADAMA II EN EUROPE

L’accession du prince Rakoto au trône de Madagascar sous le nom de Radama II le vendredi 16 août 1861 fut un évènement considérable, et le pasteur et historien Rabary n’avait pas craint de noter : « …tous, Européens et Malgaches avaient les regards tournés vers ce jeune homme qui allait faire évoluer ce pays de façon remarquable ».

D’emblée, les Malgaches prirent une respiration nouvelle que Rainilaiarivony lui-même, alors tout jeune officier du Palais, conçut comme une délivrance devant les quelques 200.000 morts que le long règne de 33 années de la reine Ranavalona 1ère avait provoqués. Tandis que les Européens, non seulement se félicitaient de l’avènement d’un prince ouvert à leurs influences, mais enregistraient avec empressement le désir du roi Radama II d’entretenir les meilleures relations avec les grandes puissances du moment.

Nous renvoyons à nos écrits « Réformateurs et modernisateurs de Madagascar », 6ème partie, article en date du 13 octobre 2013 paru sur ce même Blog (cliquez sur la rubrique « Archives » puis « Octobre 2013 ») quant aux circonstances générales de ce que l’éminent historien et biographe de Radama II, le regretté Raymond Delval, appelait « Grandeur et effondrement d’un règne de vingt mois ».

Ici, on se limitera aux circonstances précises qui ont amené Radama II à confier à Jean-François Lambert cette haute mission de promouvoir à l’extérieur les intérêts de Madagascar avec le double titre de « Duc d’Emyrne » et d’ « Ambassadeur de Sa Majesté le Roi Radama II en Europe ».

Il faut dire que ceci s’inscrivait dans une logique relationnelle.

  LAMBERT, UN AMI ET UN HOMME D’AFFAIRES AVANT TOUT…

Tout d’abord, les services rendus par Lambert au jeune prince Rakoto, que ce dernier était encore dans les années 1850, l’étaient au bénéfice du salut de tout un peuple en proie à toutes les forfaitures, leur conférant donc le caractère d’éminence signalée.

Mais surtout, l’affection réciproque liant les deux personnages fit qu’en 1855 ils se lièrent par le serment du sang, le fameux « fatidra », faisant d’eux des frères à jamais. Puis, toujours en cette année 1855 Lambert fut au centre du projet très controversé d’une charte, la «charte Lambert », conçue par le prince Rakoto (qui reçut les appuis d’influents officiers du palais tels Raharolahy et Razafinkarefo) et Lambert comme devant être le support d’une forme de protectorat français sur Madagascar dans le but de conduire le peuple malgache sur la voie du progrès et de sa propre délivrance de la furie ranavalonienne.

Une fois devenu Roi Radama II, Rakoto considérait naturellement que ces précédents justifiaient amplement que dans un contexte relationnel si favorable marqué par la venue à Madagascar, pour son couronnement en 1861, d’ambassades de haut niveau envoyées respectivement par la Grande reine Victoria et par l’Empereur Napoléon III, il fût lui-même dignement représenté à l’extérieur par un homme d’une confiance à toute épreuve.

Son choix se porta ainsi sur Jean-François Lambert, prestement fait Duc d’Emyrne, ce pour lui conférer un titre de haute noblesse qui, dans l’ordre nobiliaire interne malgache ne correspondait toutefois à rien puisque de titres il n’y eurent jamais à Madagascar, la noblesse étant caractérisée par la seule appartenance à une maison princière établie et reconnue !

Radama II eût-il alors été plus avisé de choisir un autre haut personnage, un « authentique » Malgache de cette haute noblesse, comme par exemple Rahaniraka, 14 Honneurs ?

Assurément.

Mais s‘agissant de ce dernier haut personnage, frère jumeau du fameux Raombana, il est vrai que le roi Radama II fut bien inspiré de le garder auprès de lui comme Secrétaire d’Etat tout spécialement chargé des relations avec l’extérieur, précision devant cependant être faite que ledit Rahaniraka, angliciste et oligarque certes éclairé mais enfermé dans les certitudes de son rang à la cour, avait des convictions personnelles bien ancrées et n’était pas totalement en accord parfait avec son roi quant à ses orientations en matière d’affaires étrangères et d’ouverture tous azimuts…

Dès lors, Lambert, un homme d’affaires et de foi chrétienne qui avait partagé durant ces années 1850 de lutte avec Radama II les affres de la démesure répressive ranavalonienne, était l’homme lige qui ne dépendait directement que du Roi et de lui seul, de même qu’il disposait d’une latitude d’action extrêmement large pour ce faire…

   UN « DIPLOMATE » ATYPIQUE

Voici donc en particulier l’Ambassadeur de Sa Majesté Radama II muni d’une lettre datée du 9 novembre 1861, adressée à la Reine Victoria et signée par le souverain malgache, confiée à Lambert, qui l’accrédite comme son Envoyé en Europe et précise : «… to whom I give the most extensive powers to settle affairs which may lead to the wellbeing and to the civilisation of my people ».

Lambert part donc « en Europe » début décembre 1861 pour visiter les différentes cours, et donc pas uniquement celles de l’Angleterre et de la France. Ce qui le conduit également en Italie et, semble-t-il, en Allemagne et en Autriche, bien que l’on ne sache pas grand’chose de ces déplacements. Les archives de ces différents pays méritent donc d’être explorées…

On sait par contre qu’à Paris Lambert fit le tour des ambassadeurs des principaux pays accrédités, à chacun il se présentait comme ayant reçu mission « au nom de Sa Majesté le Roi Radama II » aux fins de développer les relations commerciales de Madagascar avec toutes les nations, « ordre (ayant été) donné aux gouverneurs des différentes provinces de protéger en toutes circonstances les personnes et les biens des étrangers qui viendraient se fixer dans le pays ou y faire du négoce » (cf. « Histoire de Madagascar » du père de la Vaissière, citée dans l’excellent ouvrage de Raymond Delval « Radama II, prince de la renaissance malgache 1861-1863 », éditions L’Ecole, 1972).

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« Plateau de fruits », acrylique – Jipiera – Reproduction interdite

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Afin d’appuyer ses démarches diplomatiques, Lambert créa à Paris, Boulevard Saint-Germain, ce que nous appellerions aujourd’hui une représentation économique et commerciale de Madagascar, il est vrai essentiellement nourrie des produits des exploitations tirées de ses propres concessions à Madagascar.

Par ailleurs, en application des ouvertures ainsi permises par les actions de Lambert, spécialement grâce à l’étendue de la mission à lui confiée par la lettre accréditive du roi Radama II datée du 9 novembre 1861 citée plus haut, des représentations consulaires aux pouvoirs étendus purent s’ouvrir, d’une part, des pays étrangers à Madagascar, et d’autre part de Madagascar dans des pays étrangers.

Ainsi, dès le 24 avril 1862 Jean Laborde fut-il désigné par le gouvernement français Consul de France à Antananarivo, secondé par un agent consulaire à Tamatave en la personne de Soumagne; Penkenham le 1er juillet 1862 par le gouvernement britannique comme Consul d’Angleterre dans la capitale malgache, secondé par Jean-Evenor Cruaux dans la fonction d’agent consulaire à Tamatave; les Etats-Unis n’étant pas en reste avec la désignation le 27 septembre 1862 de leur Agent consulaire, Jules Xaver, à Tamatave.

Puis dans la foulée, Madagascar ouvrait ses représentations consulaires auprès des Iles Maurice et de La Réunion, successivement en les personnes de Henri Lemière dans la colonie anglaise et de Richard dans celle de la France. Rahaniraka, le chef de la diplomatie royale malgache eut le projet précis d’ouvrir une représentation consulaire malgache à Londres même, mais qui n’avait malheureusement pas abouti.

Ainsi, le rôle représentatif de Lambert, loin d’avoir été « négligeable », s’était signalé par son caractère original au profit d’un pays devenu réellement attractif par la vertu du nouveau régime qui s’y était installé…hélas pour un très court temps, n’ayant pas permis à son souverain d’ajuster ses options et d’asseoir des orientations dont les fondements eurent assurément été plus fructueux et compris s’ils avaient été mieux éclairés.

Sur le plan institutionnel, Lambert était à l’œuvre pour l’institution de l’Ordre de Radama II, et c’est notamment lui qui fit fabriquer par « La Monnaie de Paris » les différentes médailles et distinctions de ce nouvel ordre royal qui devait contribuer à l’assise pérenne d’un royaume en pleine rénovation (voir sur ce même Blog l’article « Les ordres royaux de Madagascar » daté du 15 mai 2014).

Il faudra aussi évaluer le rôle de Lambert dans les conclusions des traités franco-malgache (signé et ratifié par le Roi Radama II le 12 septembre 1862) et anglo-malgache (signé et ratifié par le Roi Radama II le 5 décembre 1862) – voir, sur les circonstances entourant ces traités: « Réformateurs et modernisateurs de Madagascar » 6ème partie, cité supra, sur ce même Blog « Labodiplo » – .

Une chose est sûre: ces traités furent âprement négociés, s’agissant d’une part de celui avec la France, successivement par M. Brossard de Corbigny et, surtout, par le Capitaine de Vaisseau Dupré, par ailleurs Commandant en chef de la Division Navale des Côtes Orientales d’Afrique, du côté français, et par le Premier Secrétaire d’Etat chargé des affaires étrangères, Rahaniraka, et par le Ministre de la Guerre, Rainilaiarivony, du côté malgache; et concernant d’autre part celui avec l’Angleterre, par le Consul Pekenham, sous l’oeil critique du Révérend Ellis, du côté anglais, et par les mêmes protagonistes cités plus haut du côté malgache.

Lambert n’a donc pas eu de rôle particulier dans les négociations et les conclusions de ces traités qui prêtèrent à beaucoup de commentaires critiques, surtout s’agissant du traité avec la France (nous y reviendrons dans un prochain article).

Une autre chose est certaine: en quelque sorte « grisé » par les succès diplomatiques enregistrés avec la France et l’Angleterre à travers les traités de commerce conclus avec ces principales puissances mondiales, le Roi Radama II voulut pousser loin son avantage.

Il se tourne donc à nouveau vers son ambassadeur itinérant, Jean-François Lambert, pour lui confier une mission encore plus large que celle matérialisée par sa lettre accréditive du 9 novembre 1861.

Car en septembre 1862, le souverain malgache accrédite le « Duc d’Emyrne » de pleins pouvoirs pour conclure avec les autres souverains européens, ce au nom de Radama II et en celui du gouvernement malgache des traités de même nature que ceux conclus avec la France et l’Angleterre: « …nous confiant entièrement en les capacités, prudence et dévouement à notre personne de notre ami J-F. Lambert, Duc d’Emyrne, nous le nommons et constituons notre plénipotentiaire à l’effet de signer avec les plénipotentiaires des souverains étrangers, également munis de pleins pouvoirs en bonne forme, un traité semblable à celui que nous avons passé avec l’Empereur des Français… ».

Toutefois, cette intention démonstrative de la vision inédite et ô combien innovatrice du roi Radama II ne fut pas suivie d’effets probants, du moins en l’état actuel de nos connaissances.

Elle démontre, ici comme ailleurs, que les options du souverain malgache n’étaient pas relayées comme elles devaient l’être ou méritaient de l’être en cette période cruciale, car en dépit des apparences son gouvernement était travaillé par de nombreux tiraillements et clivages irréductibles, tant sur le plan intérieur avec les réfractaires à ses ouvertures trop prononcées que sur le plan extérieur avec les rivalités franco-anglaises elles-mêmes nourries par des intérêts contradictoires entre les francophiles (parmi lesquels figurait en bonne place Rainilaiarivony) et les anglophiles (dont le chef de file n’était autre que Rahaniraka)…

Voici donc Radama II naviguant pratiquement seul sans maîtriser son gouvernail, ses erreurs s’aggravant et les failles de ses arrières ne pouvant plus être colmatées.

On connait la suite avec sa fin tragique…une de plus dans la longue série des coups bas et sanglants dont l’histoire malgache abonde.

Disons enfin, pour être plus léger et pour adopter une forme de clin d’oeil à l’histoire malgache, que le titre d’Ambassadeur Itinérant d’une certaine époque durant les présidences d’Albert Zafy et de Marc Ravalomanana n’est pas sans allusion à la qualité réelle qui fut celle de Jean-François Lambert en 1861, Ambassadeur Itinérant de sa Majesté le Roi Radama II…

Jean-Pierre Razafy-Andriamihaingo

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