HOMMAGE A TOI, ROBERTA

Roberta (1) - copie

2016 – Quiétude et sérénité sur le pont japonais…


 

                                                               HOMMAGE A TOI, ROBERTA

 

« Nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais nous avons reçu l’Esprit qui vient de Dieu ».

C’est la pensée de ce jour du 10 juin – lundi de la Pentecôte en cette année 2019 – que nous a laissé Saint Benoît en son temps, ce célèbre moine du VIème siècle dont l’enseignement traverse les temps.

Or, c’est ce même jour, il y a un an au matin du 10 juin 2018 que notre très chère Roberta nous a laissés ici à Paris dans la Paix de son âme et dans l’amour des siens.

Répondant au rappel de Dieu, elle s’est ainsi emplie de l’Esprit de Dieu, le même et unique évoqué par Saint Benoît, étant emplie de gratitude devant la grâce de l’Espérance que suggère sa vie si riche en qualités humaines.

Car, Roberta a embrassé le jour comme elle a sublimé la nuit dans ses œuvres de peintre, primée dès le début de sa carrière par le Prix Rocheron de l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Paris où elle fut cette élève passionnée du Professeur Zavarro. Puis, n’a-t-elle pas été considérée par certains de ses pairs comme étant la « papesse » de la Facilitation-Graphique en France, cette nouvelle discipline venue des Etats-Unis ? De plus, elle a su concilier sa passion picturale avec une formation complémentaire acquise au CELSA, le tout avec cette  exigence intellectuelle dictée par la rigueur de sa culture philosophique, solidement acquise durant ses intenses années d’études au St-Johns College du Nouveau-Mexique (Etats-Unis). Ceci  lui permit d’évoluer avec aisance devant les contraintes protocolaires d’une vie officielle en qualité d’ambassadrice au côté de son époux en représentation de Madagascar. 

Telle fut « notre » Roberta ! Dont la mémoire ne laisse personne indifférente.

Longue vie à elle ! Oui, longue vie ! Car, au-delà de notre bon vieux monde on est certain, ainsi qu’elle le rêvait, que ce monde inexploré existe, là où elle a choisi, un certain 10 juin 2018, d’élire nouveau domicile.

God bless you, Roberta !

Une Exposition en ton hommage se tiendra à la Galerie « Au Médicis » à Paris, face à ce Jardin du Luxembourg qui faisait l’objet de maintes de tes peintures au début de ta carrière (voir affiche ci-dessous).

Affiche expo RF (def)

 

Selon tes voeux, en novembre 2018 tes cendres ont été dispersées au large des Sables-d’Or en cette Bretagne que tu aimais tant, d’autre part pour nourrir un bel arbre de ta préférence, un magnolia – celui de la Vie – dans notre propriété à la campagne.

Là également au mois de mai 2019 fut érigée en ta mémoire une Stèle en granit – TA Stèle, qui te rappellera les menhirs bretons qui te fascinaient, ainsi que les Vatomitsangana malgaches qui sont les témoins mémoriels des gens de Bien ! – .

Ainsi, en ces lieux privilégiés tu restes à jamais, par notre coeur et par notre esprit, dans notre proximité.

 

Stèle Roberta

Stèle Roberta.


 

Ainsi nous exprimons-nous :

                                   Jean-pierre, ton mari qui t’aime pour toujours,

                                   tes enfants chéries Anne et Laurence junior,

                                   tes petits-enfants Maximilien et Théodore, ainsi que ceux à venir,

                                   ta famille américaine : ta mère Martha, ton frère Peter, tes deux soeurs Christina et Elizabeth, tes neveux et nièces,

                                   ta famille malgache par alliance, en particulier tes belle-soeurs Laurence senior et Monique (dite Monise), ton beau-frère Gérard, ton neveu Julien

                                   tes gendres Stephen et Sébastien.

 

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JAPON: L’ENTREE DANS LA NOUVELLE ERE « REIWA »

 

Sa Majesté Impériale Akihito, l’actuel Empereur du Japon – le Tenno – avait annoncé il y a peu cette année sa prochaine abdication, pour voir son fils, le Prince Impérial Naruhito, lui succéder dès ce 1er mai 2019 sur le Trône du Chrysanthème.

Il est le premier empereur japonais des temps modernes à abdiquer ainsi de son propre gré et à désigner son successeur.

Par voie de conséquence, avec la montée sur le trône de Akihito, l’ère Heisei (1989-2019) s’achève à minuit le 30 avril 2019 et dès la première minute du 1er mai 2019 va laisser place à l’ère Reiwa.

Ce lundi 30 avril 2019, l’encore Empereur Akihito a délivré un message de paix et de prospérité au peuple japonais lors d’une cérémonie d’abdication, étant entouré de toute la famille impériale.

L’abdication de l’Empereur Akihito a un précédent en cette époque moderne où la monarchie rime parfaitement avec la démocratie : celle le 2 juin 2014 du Roi Juan Carlos d’Espagne (cf. sur ce même blog l’article intitulé « Juan Carlos d’Espagne : un grand roi » daté du 2/6/2014).

Ce 1er mai 2019, lors d’une cérémonie solennelle tenue au palais impérial de Tokyo, au cours de laquelle l’Empereur Naruhito adressa un message aux trois pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, lui furent remis solennellement les trois symboles du Trône du Chrysanthème : le sabre, le miroir et le joyau impériaux. Quant à la cérémonie durant laquelle l’Empereur recevra l’hommage des chefs d’Etats étrangers, elle aura lieu en octobre de cette année.

                                               REIWA Vs. NOUVELLES ROUTES DE LA SOIE ?

« Reiwa » fait référence, pour la première fois dans la tradition calendaire impériale japonaise, non plus à la tradition de la littérature chinoise mais à celle du Japon traditionnel, de l’ancienne anthologie de la poésie classique du Manyoshu (de l’époque 600 à 759), laquelle suggère la variation des saisons et de la nature.

Le caractère chinois « Rei » signifie « (bon) auspice » ou « (bon) ordre » tandis que le caractère « wa » fait référence à l' »harmonie » ou à la « paix ». En d’autres termes, on pourrait traduire l’ère « Reiwa » par l' »ère de l’accomplissement de la Paix ».

Reiwa

Idéogrammes de « Reiwa » (JPRA) – Reproduction interdite –


 

Tandis que la Chine continentale entend retrouver à travers le développement des « Nouvelles routes de la soie » sa grandeur passée et met à l’évidence sa puissance commerciale et économique, voire ses ambitions stratégiques à l’échelle planétaire, pour de nouvelles conquêtes, le Japon mise sur une régénération, celles de son économie, de la re-vitalité sociale et d’une nouvelle société.

De fait, l’économie japonaise reprend vigueur, mais au Japon le renouvellement des générations tend à se fragiliser, en particulier du fait du vieillissement de la population, d’un resserrement de la population active, d’un taux de natalité bien trop faible, de l’insuffisante du rôle accordé aux femmes (cf. sur ce même blog l’article intitulé « Le Japon à l’heure de la femme » daté du 26/2/2017), et d’une politique de l’immigration trop restrictive.

Ce pays a donc à relever l’ensemble de ces défis de façon urgente.

C’est clairement ce qui apparaît comme autant d’objectifs assignés aux générations japonaises présente et à venir par le Premier ministre Shinzo Abe quand, en ayant fait le choix du nom de l’ère « Reiwa », celui-ci fixe le cap d’un Japon fier de nouvelles floraisons printanières après avoir subi les rigueurs de l’hiver.

Bal des baleinaux

« Le bal des baleines » – JPRA – Reproduction interdite –


 

Cette saisonnalité affichée dans les valeurs référentielles d’un pays qui a toujours placé haut l’idéal environnemental malgré les affres de Fukushima, conforme à la Nature et à la sensibilité du peuple, lui parle assurément. Elle vient aussi caractériser une succession de cycles bien dans la tradition de cette philosophie proprement orientale qui veut que la progression cyclique (contrairement à la conception linéaire occidentale) obéit à une évolution dialectique dont il convient d’être pleinement conscient pour comprendre et maîtriser les réalités présentes.

Ainsi, dans ce sens faut-il être « faiseurs d’époque » ! Etre acteur de son devenir. Et non pas subir l’époque. Et, donc, il faut commencer par la caractériser.

L’ère Showa (1926-1989) correspondait aux tumultes de la militarisation du Japon suivie de la seconde guerre mondiale, puis à la pénible renaissance d’une nation sur les ruines de la défaite, et enfin à son entrée réussie dans l’économie mondiale ; tandis que l’ère Heisei (1989-2019) est connue pour être celle de l’éclatement de la bulle économico-financière qui a généré une période de déflation, a correspondu au terrible tremblement de terre du 11 mars 2011 et à la double catastrophe du tsunami et du désastre nucléaire de Fukushima.

Fort de ces expériences significatives de la vie d’une nation, le Japon, selon l’expression d’un chercheur de l’université de Kyoto, Tetsuji Atsuji, est ainsi invité à se ressaisir pour « vivre l’indicible impression d’apporter la Paix au monde ».

Vaste programme, comme dirait le général de Gaulle…

Mais, blague mise de côté, le message généré par l’ère « Reiwa » parle à l’esprit et au coeur dans le sens d’une humanité à vivre, et c’est bien ainsi dans ce monde baigné dans un matérialisme forcené.

Jean-Pierre Razafy-Andriamihaingo

 

 

 

 

20 MARS : MADAGASCAR ET LES MALAGASY DANS LA FRANCOPHONIE

 

logo R.F

 

 

                                                  Culture – Solidarité – Francophonie

          Établissement reconnu d’utilité publique fondé en 1915 par Raymond Poincaré,

                                                Président de la République française

placé sous le haut patronage du Président de la République française et des Ministres des Affaires Étrangères, le l’Intérieur, de la Défense et de l’Éducation nationale de France

                       Président d’honneur : Monsieur le Prince Gabriel de Broglie,

                                     Chancelier honoraire de l’Institut de France

                      Président international : Monsieur le Professeur Denis Fadda                                                                                                          

           Délégation de Madagascar – Président: Jean-Pierre Razafy-Andriamihaingo

                                                                          _ °_  

 

                       20 MARS : JOURNEE MONDIALE DE LA FRANCOPHONIE                 

            « MADAGASCAR ET LES MALAGASY DANS LA FRANCOPHONIE »

Ce 20 mars, comme chaque année, la Francophonie est à l’honneur à travers le monde sur les cinq continents et fête sa Journée.

Au moment où Madagascar entame une nouvelle ère de son évolution récente, la Délégation de Madagascar de La Renaissance Française, créée en 2005 par l’ancien Représentant personnel du Président de la République de Madagascar auprès du Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie, soucieuse de promouvoir la jeunesse malgache dans son ancrage francophone à travers ses talents picturaux, avait lancé le mois dernier un appel à candidatures s’adressant spécifiquement aux jeunes malgaches âgés de 15 à 25 ans.

Il s’agissait pour les candidats de présenter une ou deux œuvres répondant à la thématique « Madagascar et les Malagasy dans la Francophonie ».

Malgré le court délai imparti visant à susciter la réactivité enthousiaste de ces jeunes, six candidats nominés se sont détachés du lot des candidats.

A l’unanimité du vote du Jury * , l’’heureux Lauréat, premier Prix dudit Concours de Peinture/Dessin sur la thématique « Madagascar et les Malagasy dans la Francophonie », avec les félicitations du Jury, est le jeune peintre RAFETRALISON Ny Lahatramanambina Tokiniaina.

Il présente deux œuvres qui sont le témoignage d’une vitalité créative et joyeuse d’un jeune peintre de 23 ans très prometteur et dont il faudra retenir le nom : « Portrait de la mixité » et « Visage de l’Espoir ».

Rafetra. mixité

Rafetra. visage espoir

Ces œuvres, accompagnées de la notice biographique du jeune peintre RAFETRALISON, seront notamment exposées durant trois semaines, de mi-juin à début juillet 2019, dans une Galerie majeure du Quartier Latin à Paris, toute proche des fameux Jardin du Luxembourg et Sénat français.

D’autre part, ledit Jury a décidé d’accorder, à aexequo, des Accessits avec ses encouragements aux deux jeunes dessinateurs-portraitistes RAJAONASY Jean Henintsoa, 24 ans, pour son œuvre « La métisse » et RAKOTONIRINA Miako, 19 ans, pour son œuvre « Jeune fille malgache d’antan ».

Un tel engagement à l’occasion de cette Journée de la Francophonie correspond aussi pour La Renaissance Française à un renforcement de ses propres activités à travers le monde, allié à un renouveau tout à fait dans sa nature puisque conformément à son ADN qu’incarnait sa très regrettée Présidente d’honneur Simone Veil, de l’Académie française, voici maintenant que le 14 mars de cette année 2019 était solennellement installé son successeur en la personne éminente du Prince Gabriel de Broglie, Chancelier honoraire de l’Institut de France.

La Renaissance Française, qui a le privilège de servir la Francophonie, prévoit également de célébrer au cours de cette même année 2019, par sa Délégation de Madagascar, la mémoire d’un grand poète et intellectuel qu’est Flavien Ranaivo, icône francophone malgache trop méconnu et pourtant bien dans la même tradition d’excellence que sont ses amis Jacques Rabemananjara ou Jean-Joseph Rabearivelo, ses contemporains. On rappellera que dans le cadre des manifestations de célébration du centenaire de La Renaissance Française en 2015, sa Délégation de Madagascar avait mis à l’honneur le fameux peintre Ramanankamonjy qui, comme chacun s’en rappellera, avait su sublimer avec un succès signalé cette technique typiquement malgache de la peinture sur soie qui aujourd’hui encore demeure sans équivalent. D’autre part, l’ancrage local de la Délégation de Madagascar de La Renaissance Française à Madagascar sera renforcé avec des projets d’activités devant marquer la permanence de l’implication croissante des Malagasy dans le mouvement francophone par l’affirmation de leur dynamisme et de leur  ouverture retrouvés sur les réalités internationales.

 

*   Composition du Jury du Concours « Madagascar et les Malagasy dans la Francophonie » de la Délégation de Madagascar de La Renaissance Française : Jean-Pierre Razafy-Andriamihaingo, président ; Fetison Rakoto-Andrianirina, vice-président ; membres : Michèle Villemur, écrivain et journaliste ; Jonny Andriamananankoavy, peintre, sculpteur et compositeur ; Jingshi-Feng, journaliste et consultant.

ALLONS JETER NOS PENSEES ET NOS FRUITS AMERS

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« Fruits dans la nuit », pastel sur papier Canson. JPRA – Reproduction interdite –


 

ALLONS JETER NOS PENSEES ET FRUITS AMERS

 

Ce soir du 19 février 2019, sur la Place de la République à Paris, la mobilisation citoyenne fut belle pour dire « stop » à la haine, au racisme, à l’antisémitisme et à toutes les ordures de la pensée contre l’ « autre ».

Les actes profanateurs et autres immondices se multiplient, sans retenue et aux yeux de tous en France et ailleurs dans ce bas monde sans que les leçons du passé soient retenues une fois pour toute.

De la sorte, ne voyons-nous pas nos figures s’enlaidir davantage encore ?

Or, le Printemps ne cesse de nous tendre ses mains, il n’est jamais loin.

Que faire ?

Homme ou femme, je t’en conjure, en ces temps d’Hiver finissant ici dans l’hémisphère Nord ou d’Eté là-bas dans l’hémisphère Sud, ne laisses pas s’installer les rudesses des temps révolus, mais fais qu’elles soient bannies à jamais !

C’est que tout, dans l’ambiance du temps, celui de notre actuelle quête existentielle, semble échapper à la raison et aux saisons, car des abrutis ignorent le sens de nos valeurs, celui du simple message du cœur et de l’esprit.

Mais, alors, à quoi bon se bercer d’illusions ?

Précisément, désormais à chacun de semer le bon grain, là où la jachère risque de s’étendre, là où quelque sève répandue en renfort est souhaitée, car tout doit tendre à empêcher que l’aridité des âmes malignes étale ses mauvaises oeuvres.

Hier encore on se risquait à envisager en simple songe que le mieux gagne et que le pire s’éloigne de nos vues. C’est que, oui ! une voix intérieure semblait nous susurrer l’annonce de quelque lumière !

Mais, avec un retour de vent retors, la bourrasque des mauvais jours n’a point tardé à apporter à nouveau ses nuées de guêpes pour nous envelopper soudain d’un manteau froid…Alors quoi, devrions-nous éternellement vivre sous l’empire de Pilate, dans les profondeurs de l’abîme, et renoncer à voir l’horizon, à scruter le firmament et à nous référer à la vigie de notre destin ?

Le sang répandu, les blessures des corps et des âmes, les larmes de désespoir et les humiliations subies trouveront bien dans notre détermination d’airain et d’acier les réparations dues !

Nous, citoyens du monde, allons ce jour même à travers champs, sur les cimes, au fond des vallées, dans les villages, en villes, ramasser et jeter nos pensées comme nos fruits amers pour que demain, mais sans délai, ils laissent place à la gousse ingénieuse de nos références.

Allons de même creuser leurs sillons fertiles, pour que puisse s’annoncer la bonne nouvelle de notre âme retrouvée.

Ne sont-ce là qu’illusions perdues ?

Allons d’un seul élan jeter nos pensées et nos fruits amers…afin que nos semblables, pétris de courage, édifiés des dures épreuves, nourris par la profondeur de leurs sources, fortifiés à force de dignité, se libèrent des lianes hideuses des ténèbres !

Afin que vivent et volent de leurs ailes les figures hâlées de nos libertés !

Afin que nous goûtions à nouveau l’exquise saveur de nos fruits désirés !

Les innombrables tombes de celles et ceux grâce auxquels nos vies d’aujourd’hui se vivent, fièrement dressées partout dans l’horizon, tracent sur nos chemins historiques l’itinéraire à suivre. Il mène sur les crêtes d’où l’on perçoit au loin le florilège de nos réalisations passées et d’où l’on voit se profiler la floraison promise. Celui qui saura l’emprunter d’un pas hardi pourra dire: ici commence la relève, ici sous le jour l’humanité continuera de vivre !

Le redressement moral tant voulu exige, commande, requiert de tous l’adhésion du coeur et de l’esprit ; ce qui pour certains peut-être, passe par leur reconversion et le dépassement de soi ; mais pour chacun en tout cas, l’ardent devoir de s’unir autour de nos valeurs partagées.

Alors, et alors seulement !, l’élan collectif se muera en notre unité retrouvée. S’enchaîneront inexorablement la détente morale et le relèvement des considérations qui seront autant de signes de libération et, en définitive, de délivrance.

Magnifique percée que cette volonté commune ! Un seul sentiment, une seule visée formeront la trame prochaine et nouvelle de notre Histoire !

C’est pourquoi, allons de suite jeter nos pensées et nos fruits amers et que l’ardeur des uns et des autres dans sa conjugaison forme le levier du salut !

Et pour que nous retrouvions à nouveau l’exquise saveur de nos fruits désirés !

 

Jean-Pierre Razafy-Andriamihaingo

REMOBILISATION DANS LA CONCORDE NATIONALE

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« Rising stars » – JPRA – reproduction interdite.


 

                               REMOBILISATION DANS LA CONCORDE NATIONALE 

D’emblée, une évidence doit être rappelée à propos de Madagascar : il n’y avait ni vainqueurs ni vaincus dans la compétition présidentielle aussi frustrante de 2018, parce que s’y était volontairement tenue à l’écart une masse imposante d’une population exsangue qui continue d’endurer de graves souffrances et blessures.

Rendons d’ailleurs hommage aux trois principaux protagonistes. L’un s’est abstenu de triomphalisme qui eût pu le tenter ; l’autre s’est comporté en digne « perdant » sans jamais être tenté par un quelconque désir de contestation, se sachant investi de légitimité dans son combat ; enfin le troisième n’a pas été moins digne en assurant une passation emprunte de respect mutuel.  

Il n’y avait, par contre, pas lieu à réjouissances quant au positionnement d’une certaine communauté internationale qui, au demeurant, aurait dû  être plus attentive à ses propres errements, lesquels, rappelons-le, l’avaient conduite, pour l’élection présidentielle précédente de 2013, à imposer lourdement, indûment et avec les conséquences néfastes que l’on sait sur le long terme, la malheureuse formule fauteuse de trouble du « ni ni » dont on mesure aujourd’hui les conséquences parce qu’elle avait déréglé les pratiques démocratiques et semé le trouble dans les esprits des Malgaches. 

Car, la population malgache, au nom de laquelle chacun se plaît abusivement à parler, n’a en fait jamais cru au caractère démocratique d’aucune des élections conduites depuis 2009 et auxquelles elle s’y était abstenue de participer. Par contre, de façon constante elle a toujours entendu adresser aux professionnels de tous bords de la politique politicienne un message pour dire en particulier que face à ses dramatiques problématiques de survie, l’heure est encore et toujours, hélas !, aux vrais combats sur les problèmes de fond et pour l’indispensable mobilisation de toutes les énergies.  

                                                                                     * 

Mais, loin de ces apitoiements et récriminations, regardons résolument vers l’avenir. 

Désormais donc, une lourde responsabilité échoit devant le peuple et devant l’Histoire à tous ceux qui, s’étant heureusement tenus éloignés des fanfaronnades indécentes de vainqueurs déclarés, sont avertis des risques d’aggraver davantage encore, par des comportements qui seraient nourri de suffisance, le sort d’un peuple déjà meurtri et d’un pays ô combien ravagé, dont les trésors ont été si lourdement saccagés. 

Or, cette majorité silencieuse de la population malgache, s’élevant à environ 55% du corps électoral, a un droit inaliénable à revendiquer les prérogatives et les bénéfices de l’exercice de la souveraineté populaire, laquelle est indivisible.  

Il faut ainsi rappeler clairement, qu’en République tout citoyen doit être traité et respecté de façon égale quelle que soit sa condition, sa personne et ses biens, de même que sa liberté d’expression doit non seulement être respectée mais protégée, non sans rappeler également que, devant trop d’exactions commises par des forces de l’ordre parfois oublieuses de leur code d’honneur, les prescriptions de l’habeas corpus dictent aux autorités de les appliquer avec rigueur.

Pour ceux qui, à quelque moment de cette vie politique malencontreusement trop souvent dévoyée, se destinent à tenir la barre gouvernementale, la Démocratie qui les interpelle en permanence est à ces prix premiers et élémentaires. Autrement dit, la cohésion, la fraternité et le respect des droits doivent trouver leur traduction concrète dans la quotidienneté et l’immédiateté, les prescriptions de l’Etat de droit – si ce n’est de l’état de droit, avec un petit « e » – le dictent ici également avec une pareille force.    

Ce n’est qu’à ces conditions – et à telles seulement – qu’il conviendrait de larguer les amarres du navire « Madagascar » manifestement demeuré à quai, et ce pour une destination qui doit être connue d’avance; et un cap intermédiaire doit en conséquence être défini et être en vue, car l’horizon doit se présenter avec le doux souffle de l’alizé sans que, une fois de plus et de trop, la rudesse des éléments prélude aux bourrasques des lendemains.  

C’est dire aussi que le gouvernail, dont pour l’instant on ne connaît que les apparences avec la profession de foi contenu dans l’ »Initiative Emergence Madagascar » – IEM – , risque ainsi de lâcher plus gravement si ces conditions ni celles induites ne sont pas réunies.  

Or, que ce soit dans l’exercice du pouvoir ou dans la force de proposition de tout acteur politique agissant sur la place publique, le service de l’intérêt général doit être l’exigeant leitmotiv commun, tout comme chacun a le devoir d’entretenir l’espoir pour autrui.  

                                                                               ** 

Ainsi, d’un côté l’abattement est donc interdit ; de l’autre, aucune auto-satisfaction ne doit être de mise.  

Par contre, pour tous, doit venir le moment de se ressaisir et de se mobiliser à nouveau, chacun selon ses capacités et ses convictions, pour faire face aux défis de la Démocratie et du Développement, ces deux exigences fondamentales étant indissociablement liées afin que s’accomplisse l’esprit de confiance réciproque. 

Il sera rappelé à ces égards que ce n’est que dans l’apaisement et la confiance réciproque, c’est-à-dire dans la concorde nationale, que cela deviendra possible. Pas autrement.  

C’est à dire, non pas au moyen d’une « réconciliation » factice, principe largement galvaudé dont les faits prouvent qu’elle n’est que de la poudre aux yeux, mais bien dans le cadre d’une authentique politique de concorde nationale afin de donner tout son sens à la notion de rassemblement.  

Un rassemblement des forces vives, fondé sur un acte de foi commune, qui devient alors une cause nationale, transcendant les clivages partisans mais respectant l’expression des divergences, de sorte que chacun puisse avoir le sentiment vrai de participer à une œuvre commune de reconstruction nationale pleinement vécue et partagée.  

C’est, au niveau fonctionnel, tout le sens à donner à l’urgente mise en œuvre d’une véritable planification organique et intégrée qui a fait ici, sur ce même blog, l’objet d’un article (voir l’article «planification organique pour le salut de Madagascar » daté du 31 octobre 2016). 

Dans ce sens également, sera corrigée une situation politique et sociale hyper fractionnée dans un contexte institutionnel anormal, où les structures sociologiques et les mécanismes démocratiques sont déréglés ou ignorés, ce qui actuellement est singulièrement contre-productif et trompeur.  

C’est pourquoi, in fine,  tant une indispensable nouvelle culture politique qu’une clarification institutionnelle devront s’imposer pour lever toutes les ambiguïtés référentielles, juridiques et institutionnelles actuelles, où l’on a une fâcheuse tendance à galvauder les valeurs, à instrumentaliser le droit et à se contenter d’un certain conformisme « bien-pensant » et d’une certaine et improbable légalité formelle, sans se soucier de la primauté due à la substance des principes, à la norme juridique, et à la hiérarchie des valeurs. 

Dans ce même registre, on sait que la morale de façade, trop souvent placée sous le couvert de la foi, est un exercice auquel tout un chacun excelle sans même pratiquer une once d’éthique personnelle ou collective dans la quotidienneté de ses actes. Il est sûrement temps que chacun opère ici également sa mue avec la sincérité voulue. 

Si donc renouveau malgache il devrait y avoir à très court terme, ce devrait être au moins autour de ces critères qu’il aura à s’opérer, sinon les récurrences rétroactives dont l’histoire de Madagascar abonde (cf. la série d’article « Réformateurs et modernisateurs de Madagascar » sur ce même blog), ne manqueront pas de jouer et rejouer à l’infini leur éternelle partition pour une cadence à rebours du progrès. 

A chacun donc, au nom d’une rupture nécessaire, d’un renouveau indispensable, et d’une ouverture souhaitée, de s’interroger et de dialoguer avec sa conscience…et non, toujours et encore, de s’arranger complaisamment avec elle.  

 

Jean-Pierre Razafy-Andriamihaingo

 

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Reproduction, même partielle, interdite des textes et illustrations

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DE LA NOBLESSE D’ÂME

Voeux Aïkido

« La noblesse du Samuraï », aquarelle – RF et JPRA – Reproduction interdite


 

                                      DE LA NOBLESSE D’ÂME DU COMBATTANT

Le 19 décembre 2018, les électeurs malgaches ont fait leur choix d’avenir pour celui qui, pour un mandat présidentiel de cinq années à compter de début janvier 2019, présidera aux destinées de toute une nation actuellement en perdition.

Au moment où ces lignes et ces mots sont écrits, nous ne savons pas encore – même si nous avons une vague idée de ce qui va advenir comme résultat définitif – qui sera l’élu.

Mais, en réalité et en vérité, nul besoin de le savoir avant que ces lignes et ces mots s’expriment et se crient.

Car, dans le tréfonds de notre âme de Malgache, de Malagasy, si heurté et malmené depuis trop d’années – que dis-je ? depuis des dizaines d’années !… – par la misère et les tourments, peu importe finalement de connaître cet héraut qui va en porter le lourd fardeau !

Parce qu’au fond du fond, quel qu’il soit, cet héraut ne va point pouvoir se passer de chacune et de chacun de nous ; il va lui falloir nous réunir dans ce que nous sommes chacune et chacun, c’est-à-dire dans nos turbulences, avec nos différences et nos foucades caractérielles, emplies de nos défauts inhérents qu’il va bien falloir transformer en autant de qualités si, pour autant, cet héraut-là saura trouver en nous, corps social composite et souvent insaisissable, le point de nos convergences.

C’est l’Art auquel notre héraut nouveau – même s’il a le passé qu’on lui connaît tous – devra se consacrer corps et âme.

Et immédiatement !

Il en trouvera, certes, dans nos traditions, mais aussi ailleurs, la source, si ici encore, il saura où les trouver.

Pour notre part, on sait où les trouver :

  • à la source de la tradition qui amena jadis un certain prince Andriandranando, guerrier adepte du culte de la chevalerie qui l’amena au XVIème siècle à composer avec son cousin le roi Andriamanelo pour construire les bases du futur royaume de l’Imerina  (voir à cet égard nos articles par ailleurs sur ce même blog « Réformateurs et modernisateurs de Madagascar, 1ère partie, et à la rubrique « à propos ») ;
  • mais, également à la source de ce que nous considérons comme étant le fonds commun de la noblesse d’âme du combattant, le « Bushido » japonais, un code d’honneur et de morale traditionnelle dans la pratique des arts martiaux, que nous voulons prendre ici dans son sens le plus large applicable aussi à tout exercice de combat, en l’occurrence ici pour l’honneur, la dignité et les valeurs de notre collectivité publique.

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Prince Andriandranando, héraut de la naissance du royaume d’Imerina au XVIème siècle. Pastel – JPRA – Reproduction interdite –


 

Qu’y trouve-t-on ?

Douze valeurs référentielles à l’usage d’une bonne gouvernance personnelle et, par extension, publique :

  1. La rectitude : esprit de raison droite et de justice.
  2. Le courage : esprit d’audace et d’endurance.
  3. La bonté et l’humanité : la tendresse du combattant, notion qui éveille un sentiment noble.
  4. La politesse : expurgée de la simple convention, mais animée par un sentiment profond.
  5. La véracité, la sincérité et la loyauté : qu’il suffise d’être en accord de vérité avec soi-même, mais avec sincérité et dans le respect d’autrui.
  6. Le désintéressement et le détachement : être habité par la dévotion et par le dévouement.
  7. L’honneur : faire ressortir en soi la partie immortelle, celle qui relie aux valeurs, à la noblesse d’esprit et à la dignité.
  8. Le devoir de fidélité : en l’occurrence envers sa nation, sa terre natale, ses ancêtres, sa mission perçue comme sacrée.
  9. La modestie : qui trouve ses racines dans la sincérité et la vérité, pour savoir apprécier, respecter et aimer la valeur chez les autres.
  10. Le respect : sans modestie aucun respect n’est possible, sans respect aucune confiance ne peut naître, et sans confiance aucun enseignement ne peut être donné ni reçu.
  11. Le contrôle de soi : contrôler et dominer ses affections les plus naturelles.
  12. L’amitié, la bienveillance : l’amitié est certainement le plus pur des sentiments de l’humain, fondé sur la compréhension, l’estime et la confiance mutuelle. Et lorsqu’il s’exerce à l’égard de celui qui est dans le besoin, il se mue en bienveillance.

Voeux Aïkido 2

« La noblesse du samuraï 2 », aquarelle – RF et JPRA – Reproduction interdite –


 

L’observance de ces valeurs humaines forme naturellement, au-delà des préceptes formels d’ordre juridique, le corpus d’une bonne gouvernance personnelle qui , par extension et transposition, doit elle-même trouver sa traduction dans la bonne gouvernance publique.

Car, pour paraphraser Bergson, en toute circonstance et puisque les défis sont cruciaux, il faut agir en homme – ou femme – de pensée et constamment soucieux d’éthique, et penser vertueusement en homme – ou femme – d’action.

C’est l’invite pressante à laquelle nous appelons le prochain Président de la République de Madagascar.

Car, c’est bien de cette noblesse d’âme du combattant, pour le redressement résolu de Madagascar, dont il a besoin, pour lui-même et pour le peuple dont il a la charge.

 

Jean-Pierre Razafy-Andriamihaingo

 

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Reproduction, même partielle, interdite des texte et illustrations.

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EXQUISE SAVEUR DES FRUITS

A l’approche des fêtes de fin et de début d’années, offrez-vous ou offrez l’un de ces tableaux !

Jipiéra, sublime nature

EXQUISE SAVEUR DES FRUITS

La famille Citron 2« La famille Citron », pastel sur papier Canson épais – JPRA – 24×32 –

Ananas« Ananas », aquarelle sur papier Canson transparent – JPRA – 21×28 –

Deux mangues frères« Deux mangues soeurs », pastel sur papier Canson – JPRA – 22×28 –

Kaki, pomme, citron 2« Kaki, pomme et citrons », pastel sur papier Canson épais – JPRA – 24×32 –

Jeune oranger« Jeune oranger », pastel sur papier Canson épais – JPRA – 18×48 –

Mangue, verre, banane, pomme« Verre de vin et ses copains », aquarelle sur papier Canson transparent – JPRA – 22×28 –

Mangues, bananes« Régime de banane et mangues », aquarelle sur papier Canson transparent – JPRA – 22×28 –

Mangues« Mangues au repos », aquarelle sur papier Canson transparent – JPRA – 22×28 –

Oranges 19« L’orange et ses amis », pastel sur papier Canson épais – JPRA – 18×50 –

Mangues dans le vent« Mangues dans le vent », aquarelle sur papier Canson transparent – JPRA – 22×28 –

Oranges 21« Grosses oranges rouges », acrylique sur papier Canson épais – JPRA – 20×48…

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MADAGASCAR : LE DROIT A LA VERITE POUR S’OUVRIR A L’ESPERANCE

Profusion florale 2

« Foisonnement floral » – Acrylique – JPRA – Reproduction interdite –


 

       MADAGASCAR : LE DROIT A LA VERITE POUR  S’OUVRIR A L’ESPERANCE

Si l’on se réfère aux informations reçues ici et là, le second tour de l’élection présidentielle malgache du 19 décembre 2018 aura été émaillé d’irrégularités de gravité diverse, mais toutes substantielles, commises lourdement, concomitamment et successivement à plusieurs niveaux du processus électoral.

Pour résumer, elles seraient intervenues :

1. durant la campagne elle-même (exemples : achat massif de votes par le candidat n° 13, ce selon les observations des missionnaires de l’Union Européenne + bulletins pré-cochés en faveur du candidat n° 13 + distribution de fausses cartes d’électeur + abus de prérogatives de puissance publique, etc…) ;

2. au moment des opérations de vote (exemples : votants fictifs portés par des usurpateurs d’identité de personnes décédées + bourrages d’urnes + actes d’intimidation, etc…) ;

3. et durant les opérations de comptage des voix (exemples : inversions de voix au profit du candidat n° 13 + manipulation des chiffres, etc…).

Nul doute que la tâche de la Haute Cour Constitutionnelle, saisie de requêtes y relatives, sera déterminante et cruciale à la fois quant au sort même de cette élection présidentielle, ce, après la publication le 27 décembre 2018 des résultats tronqués de ce 2ème tour de l’élection présidentielle par une Commission Electorale Indépendante – CENI – .

La norme et les principes juridiques doivent ici primer sur les spéculations arithmétiques et sur toute autre considération.

                                          LE RÔLE SALVATEUR ATTENDU DE LA HCC

Dès lors, et compte tenu de la légitime contestation des résultats actuellement servis par la CENI , seul le résultat de l’examen de l’ensemble du processus électoral par la Haute Cour Constitutionnelle compte et s’impose, à condition sine qua none qu’elle exerce toute la plénitude de ses compétences de juge et de ses prérogatives d’autorité suprême en matière d’élection.

La Haute Cour Constitutionnelle se doit donc d’éviter de juger et d’exercer son autorité ad minima, et au contraire elle se doit de juger en dernier ressort et d’exercer son imperium a maxima.

Et ce ne sont certainement pas les évaluations lénifiantes d’inclusivité supposée de cette élection présidentielle, qualification d’ailleurs sans rapport aucun avec le coeur de la question de la régularité ou pas de ladite élection présidentielle malgache, qui y changeront quoi que ce soit.

Sans vouloir influencer sa décision à venir,  – ou avoir la prétention d’influer sur sa décision à venir -, la Haute Cour Constitutionnelle aura en outre à assainir une situation qui, étant déjà explosive, risque réellement d’hypothéquer pour longtemps le devenir et l’avenir d’un pays et d’un peuple qui a une telle soif de justice que ça en devient dramatiquement pathétique.

Car, au-delà du soit disant faible degré de gravité arithmétique sur lequel certains commentateurs – et certains observateurs envoyés par l’Union Européenne et d’autres organisations internationales –  parient et se plaisent complaisamment à réduire ces irrégularités, juridiquement elles doivent nécessairement être prises pour substantielles.

Il est d fait que, de par leur nature elles sont propres, par des procédés qui sont pénalement répressibles et répréhensibles, à entacher gravement la sincérité et le caractère sacré de la juste expression de la volonté du citoyen au moyen de son vote.

                                                           LES VOIES POSSIBLES

Plus précisément encore, ces irrégularités mettent au jour un détournement de volonté, une falsification d’identité, un usage de faux, une corruption active – et la liste des qualifications pénales extrêmement graves n’est ici point exhaustive – , qui irrémédiablement doivent avoir pour conséquences :

. soit, la disqualification du candidat n° 13 et, par voie de conséquence, la proclamation de l’élection de son adversaire, le candidat n° 25 ;

. soit l’annulation des votes entachés desdites irrégularités, suivie du re-comptage des voix  ;

. soit le report suivi d’une nouvelle organisation des opérations de vote;

. soit l’annulation pur et simple de l’ensemble des opérations électorales ayant donné lieu au 2ème tour de l’élection présidentielle.

Le tout, avec toutes les conséquences de droit quant :

. à la proclamation du candidat gagnant ;

. aux structures et modes opératoires de l’élection présidentielle ;

. mais aussi quant au cours même de la – ou des – procédure(s) et poursuite(s) pénale(s) dont normalement ces irrégularités et fraudes sont passibles.

Si l’on veut que Madagascar entame une ère nouvelle dans la Démocratie, vivante, vécue et emplie d’espérance, il faut s’imposer ces exigences et passer par cette voie d’assainissement et/ou de sanctions.

Car, dans le cours de notre histoire contemporaine actuelle cette espérance est historiquement un droit, et au stade de délabrement où se trouvent nos structures institutionnelles, psychologiques, mentales et comportementales, ce droit a acquis un caractère inaliénable.

A défaut, et puisque l’abîme n’a pas de fond, Madagascar et les Malgaches s’y achemineront inexorablement et nos enfants auraient alors raison de nous en vouloir éternellement de les y avoir enfoncés

La Haute Cour Constitutionnelle doit exercer très scrupuleusement toute la plénitude de ses compétences en tant que juge sur tous les plans, c’est à dire comme seul compétent pour juger de :

. la sûreté, l’exactitude, la conformité et la sincérité de l’expression même du vote ;

. la régularité, sur le pan légal et par rapport aux principes juridiques, des opérations de vote ;

En outre, en tant qu’autorité suprême en matière électorale, elle aura éventuellement à ordonner certaines mesures qui s’imposent visant à atteindre ce qui précède

Pour toutes ces raisons et dans le contexte actuel, la publication le 27 décembre 2018 des résultats provisoires par la CENI du 2ème tour de cette élection présidentielle malgache se présente donc comme une simple péripétie sans emport pour ce qui concerne le soit disant vainqueur… D’ailleurs, à cet égard, il est plus que choquant de constater qu’au lendemain d’une telle publication précipitée des résultats tronqués par ladite CENI, son président se soit ostensiblement affiché avec le soit-disant candidat gagnant en train de sabler ensemble le champagne de la victoire…

 

perspective infinie

« Perspective infinie », Acrylique – JPRA – Reproduction interdite –

 

 

   Jean-pierre Razafy-Andriamihaingo, Expert international en Bonne gouvernance

 

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Reproduction, même partielle, interdite des textes et illustrations

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